En 2026, la CSG sur salaire se calcule en pratique sur une assiette de 98,25 % du salaire brut, avec un taux global de 9,2 % de CSG dont 6,8 % sont déductibles de l’impôt sur le revenu et 2,4 % ne le sont pas, plus 0,5 % de CRDS sur la même base. Le point essentiel à retenir est simple : la fiche de paie prélève au total 9,7 % sur l’assiette CSG-CRDS, mais seule une partie de la CSG ouvre droit à déduction fiscale.
Comment se calcule la CSG-CRDS sur un salaire en 2026
Pour un salarié du privé ou du public, la logique de calcul reste la même : on prend le salaire brut soumis à CSG, on applique d’abord l’abattement forfaitaire de 1,75 % pour frais professionnels, puis on calcule les cotisations sur 98,25 % du brut. C’est cette assiette qui sert de base à la CSG et à la CRDS.
La règle de référence indiquée par les sources est la suivante : assiette CSG-CRDS = salaire brut × 98,25 %. Sur cette base, la CSG est prélevée au taux global de 9,2 %, décomposé en 6,8 % déductible et 2,4 % non déductible, auquel s’ajoute la CRDS à 0,5 %. Le total atteint donc 9,7 % de l’assiette CSG-CRDS.
En pratique, cela signifie que la ligne « CSG déductible » a un effet fiscal différent de la ligne « CSG non déductible » : seule la part de 6,8 % peut être retranchée du revenu imposable, alors que la part de 2,4 % reste non déductible. La CRDS, elle, n’est jamais déductible de l’impôt sur le revenu.
Assiette, abattement et plafond : ce qu’il faut surveiller
L’assiette de 98,25 % résulte d’un abattement forfaitaire de 1,75 % appliqué à la rémunération brute. Cet abattement est prévu pour les salaires soumis à CSG et concerne, selon les cas, les salaires, primes, avantages en nature et certaines contributions patronales lorsqu’elles entrent dans la base soumise à prélèvement.
Il existe toutefois une limite à cet abattement : les sources indiquent qu’il est plafonné à 4 fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 4 PMSS. Certaines sources de paie mentionnent pour 2026 un PMSS autour de 4 005 €, ce qui conduit à un plafond de 16 020 € par mois pour 4 PMSS, mais cette valeur est signalée comme approximative et non confirmée par un texte officiel dans les éléments fournis. D’autres mentions évoquent un plafond annuel de 4 PASS à 48 060 € pour l’application de la limite d’abattement, mais là encore, la donnée chiffrée de PASS 2026 n’est pas fermement vérifiable dans les faits transmis.
Il faut donc distinguer deux choses : d’un côté, la règle stable de calcul avec l’abattement de 1,75 % ; de l’autre, le plafond d’application de cet abattement, qui dépend des paramètres sociaux de l’année et doit être vérifié avec prudence lorsque l’on travaille sur une paie 2026 précise.
| Élément | Taux / base | Traitement fiscal |
|---|---|---|
| CSG déductible | 6,8 % de l’assiette CSG | Déductible de l’impôt sur le revenu |
| CSG non déductible | 2,4 % de l’assiette CSG | Non déductible |
| CRDS | 0,5 % de la même assiette | Jamais déductible |
| Base de calcul | 98,25 % du salaire brut | Abattement de 1,75 % |
| Total prélevé | 9,7 % de l’assiette CSG-CRDS | 6,8 % seulement sont déductibles |
Ce que la fiche de paie doit faire apparaître
Une fiche de paie correctement structurée doit permettre d’identifier trois éléments : l’assiette retenue, la CSG déductible, et la CSG non déductible, auxquels s’ajoute la CRDS. Cette présentation est importante, car elle permet de distinguer ce qui impacte directement le net à payer et ce qui interviendra plus tard dans le calcul de l’impôt sur le revenu.
Les organismes de référence cités sont l’URSSAF pour le régime social et la DGFiP / impots.gouv.fr pour la déductibilité fiscale. Le texte de base mentionné est l’article L.136-8 du Code de la Sécurité sociale, qui structure la distinction entre CSG déductible et non déductible.
En pratique, les salaires, primes et avantages soumis à CSG entrent dans cette mécanique de calcul. La conséquence immédiate est une retenue salariale calculée sur une base légèrement inférieure au brut, grâce à l’abattement de 1,75 %, mais qui reste proche du salaire brut, puisque la base représente 98,25 % de celui-ci.
Points de vigilance pour comprendre son bulletin de paie
- Vérifier que la base de CSG-CRDS est bien calculée sur 98,25 % du salaire brut.
- Contrôler la présence distincte de la CSG déductible à 6,8 % et de la CSG non déductible à 2,4 %.
- Ajouter la CRDS à 0,5 %, qui s’applique sur la même assiette et n’est jamais déductible.
- Tenir compte du plafond de 4 PMSS pour l’application de l’abattement de 1,75 %.
- En cas de doute sur le plafond 2026, utiliser la valeur publiée par une source officielle ou une paie paramétrée à jour, car certaines valeurs circulant en ligne restent indicatives.
FAQ
La CSG sur salaire est-elle déductible en totalité ?
Non. Sur les 9,2 % de CSG appliqués aux salaires, seule la part de 6,8 % est déductible du revenu imposable. La part de 2,4 % ne l’est pas, et la CRDS de 0,5 % n’est jamais déductible.
Pourquoi la base de calcul n’est-elle pas égale à 100 % du salaire brut ?
Parce qu’un abattement forfaitaire de 1,75 % est appliqué pour frais professionnels. La base retenue correspond donc à 98,25 % du salaire brut soumis à CSG.
Le taux total prélevé sur la fiche de paie est-il de 9,7 % ?
Oui, sur l’assiette CSG-CRDS, le total est de 9,7 % : 6,8 % de CSG déductible, 2,4 % de CSG non déductible et 0,5 % de CRDS.
Sources : LegalPlace, L’Expert-Comptable, Factorial, Ma Calculatrice en Ligne, La finance pour tous
💡 L’avis de lesite.pro
Comprendre le calcul de la CSG est important pour bien interpréter votre bulletin de salaire. Voici 3 points clés :
– La CSG est calculée sur une base réduite du salaire brut.
– Le taux de CSG varie selon votre situation.
– Une partie de la CSG est déductible de votre revenu imposable.
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Article rédigé par Charles Madureira — données vérifiées (juin 2026).

