Arce combien de fois peut on la toucher

ARCE 2026 : Montant, Conditions et Peut-on la Toucher Deux Fois ?

mars 10, 2026

En résumé : L’avis de lesite.pro

  • L’ARCE est versée en deux fois sous forme de versement en capital — soit 60% de vos droits ARE restants depuis le 1er avril 2025.
  • Bénéficier de l’ACCRE est obligatoire avant toute demande d’ARCE : sans cette exonération de charges, aucune attribution de capital n’est possible.
  • Une deuxième ARCE est possible, mais uniquement avec un nouvel emploi salarié reconstitué, un nouveau projet distinct et un délai de 3 ans entre deux demandes d’ACRE.

Comprendre l’ARCE : une aide financière destinée aux créateurs et repreneurs

Trop de demandeurs d’emploi qui souhaitent créer ou reprendre une activité passent à côté de ce dispositif, faute d’information claire. Pourtant, la création d’entreprise ARCE reste l’un des leviers les plus puissants pour financer son lancement sans s’endetter.

L’ARCE — Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise — est une aide financière destinée aux allocataires de l’ARE (Allocation d’aide au Retour à l’Emploi) qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise. Chaque année, des milliers de demandeurs d’emploi créent ainsi leur activité grâce à ce dispositif. En lieu et place des allocations mensuelles, vous percevez une somme en capital, versée en deux tranches, pour financer le démarrage de votre activité. Ce n’est pas une subvention : c’est une avance sur vos propres droits.

Le dispositif existe depuis plusieurs années — il a notamment été modifié en novembre 2016, puis ajusté en janvier 2019 pour en élargir l’accès. La réforme la plus récente, au 1er avril 2025, a porté le taux de 45% à 60%, ce qui change considérablement la donne pour tout créateur d’entreprise.

À retenir : L’ARCE n’est pas un salaire journalier, une indemnité mensuelle ou un tarif forfaitaire. C’est un versement en capital, calculé sur la partie restante de vos droits ARE au moment de la demande.

Qui peut prétendre à l’ARCE ? Conditions d’éligibilité 2026

La réglementation est claire sur ce point, et toute personne qui ne remplit pas l’ensemble des critères se verra refuser son dossier. Avant de créer mon entreprise ou de reprendre une activité existante, voici la liste des conditions légales à valider.

Les conditions de base

Pour prétendre à l’ARCE, vous devez :

  • Être allocataire de l’ARE : être inscrit à FranceTravail (anciennement site de Pôle Emploi) et disposer de droits ouverts non épuisés.
  • Justifier d’une fin de contrat éligible : licenciement économique, fin de CDI, rupture conventionnelle, fin de CDD, ou démission pour reconversion professionnelle validée par FranceTravail. Une démission classique ne suffit pas.
  • Avoir obtenu l’ACRE : la demande d’ACCRE (devenue ACRE) est le prérequis absolu. Sans ce titre d’exonération de charges, impossible de bénéficier du maintien ni du versement en capital.
  • Créer ou reprendre une entreprise : quelle que soit la forme juridique — auto entreprise (micro-entrepreneur), entreprise individuelle, SASU, SAS, EURL, ou autre statut juridique reconnu.

Les situations qui ouvrent le droit

Plusieurs profils peuvent devenir éligibles :

  • Le salarié en CDI à temps plein dont le contrat se termine par un licenciement économique
  • L’ancien salarié en fin de contrat après rupture conventionnelle
  • Le bénéficiaire d’un Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) — dispositif ouvert spécifiquement en cas de licenciement économique, qui offre un accompagnement renforcé et peut se combiner avec l’ARCE
  • La personne en congé de reclassement qui souhaite entreprendre sans risque avant la fin de sa période d’indemnisation

Alerte réglementation : L’ARCE n’est pas ouvert aux créateurs d’entreprise qui n’ont jamais cotisé au chômage ou dont les droits ARE ont expiré. Consultez le site officiel de FranceTravail pour vérifier votre situation avant toute démarche.

Peut-on toucher l’ARCE plusieurs fois ? La question que tout le monde pose

C’est la interrogation la plus fréquente dans les commentaires de cet article, et la réponse mérite qu’on la développe avec rigueur. En résumé : oui, c’est possible — mais sous des conditions strictes.

Le principe général : une aide liée à des droits, pas à une personne

L’ARCE n’est pas attribuée à titre personnel de façon récurrente. Elle est liée à vos droits ARE du moment. Si ces droits sont épuisés ou consommés, il n’y a plus rien à capitaliser. Une deuxième demande suppose donc impérativement :

  1. Un nouvel emploi salarié : pour reconstituer des droits ARE (en règle générale, travailler au minimum 6 mois — soit environ 130 jours, selon les données FranceTravail — suffit pour ouvrir de nouveaux droits).
  2. Un nouveau projet d’entreprise distinct : il ne s’agit pas de relancer la même structure, mais bien de créer son entreprise sur un marché ou un modèle différent.
  3. Un délai de 3 ans entre deux ACRE : puisque bénéficier de l’ACCRE conditionne l’ARCE, le règlement impose un délai de carence de 36 mois entre deux attributions d’ACRE.

Les scénarios de ré-éligibilité

Scénario 1 — Le classique : Madame Dupont crée son auto entreprise de conseil en décembre 2022 avec l’ARCE. Son activité cesse en 2024. Elle retrouve un CDI, accumule de nouveaux droits ARE, et en janvier 2026 souhaite créer son entreprise de développement web. Délai ACRE respecté, nouveau projet, nouveaux droits : une nouvelle demande d’ARCE est envisageable.

Scénario 2 — Le freelance indépendant : Un graphiste indépendant, après licenciement économique, perçoit l’ARCE pour financer sa SAS créée en 2023. Il cesse son activité et retrouve un emploi. S’il lance en 2026 une entreprise individuelle dans un domaine économique différent, avec de nouveaux droits ARE et une nouvelle demande d’ACCRE, il peut prétendre à une nouvelle ARCE.

Scénario 3 — Ce qui ne fonctionne pas : Relancer la même auto entreprise quelques mois après sa radiation, sans avoir retravaillé ni reconstitué de droits, ne donne accès à aucun versement supplémentaire. La différence entre « nouveau projet » et « réouverture d’un dossier » est une ligne que FranceTravail trace avec précision.

Calcul du montant de l’ARCE : ce qui a changé au 1er avril 2025

La réforme de l’assurance chômage a eu un effet direct sur les montants. Ignorer cette actualité, c’est risquer de sous-estimer votre capacité de financement au démarrage.

La formule de calcul

Le montant brut de l’ARCE est égal à 60% du capital de droits ARE restants au moment de la demande (taux applicable depuis le 1er avril 2025, contre 45% auparavant). Une déduction de 3% est ensuite appliquée au titre du financement des retraites complémentaires. Le montant net à verser varie donc selon chaque profil.

Exemple de calcul :

DonnéeMontant
Droits ARE restants20 000 €
Taux ARCE (depuis avril 2025)60%
Montant brut ARCE12 000 €
Déduction retraite complémentaire (3%)– 360 €
Montant net estimé11 640 €

Le nombre de jours d’indemnisation restants et le salaire journalier de référence (SJR) servent de base au calcul des droits ARE. Plus votre rémunération antérieure était élevée et plus la durée de vos droits est longue, plus la somme obtenue sera conséquente.

Avant / après la réforme

CaractéristiqueAvant le 1er avril 2025Après le 1er avril 2025
Taux de versement45% des droits ARE restants60% des droits ARE restants
Modalités2 versements (50%/50% à 6 mois)2 versements (50%/50% à 6 mois)
Condition préalableACRE obligatoireACRE obligatoire
Déduction retraite complémentaire3%3%

Nouveauté législative : L’augmentation du taux à 60% est une référence à intégrer dans votre business plan dès aujourd’hui. Elle change le calcul des fonds propres disponibles au lancement.

Le processus de demande d’ARCE : étapes, documents et délais

Un dossier incomplet est la première cause de refus. Voici le plan d’action à suivre, du début à la réception des fonds.

Étape 1 : Créer son entreprise et obtenir l’ACRE

Avant toute demande d’ARCE, la création de l’entreprise doit être effective (immatriculation). La demande d’ACCRE se fait auprès de l’URSSAF dans les 45 jours suivant la création. Un expert comptable ou un conseiller CCI peut vous accompagner pour ce dossier — c’est conseillé de consulter un pro dès cette étape pour optimiser votre statut juridique (entreprise individuelle, SAS, EURL…).

Étape 2 : Déposer la demande d’ARCE auprès de FranceTravail

Une fois l’ACRE accordée, rendez-vous sur FranceTravail (en ligne via votre espace personnel ou en agence) pour déposer votre dossier. Le formulaire est disponible gratuitement sur le site. Il est également possible de contacter un conseiller par téléphone ou en ligne — emploi ou de contacter votre conseiller référent reste la meilleure option en cas de doute.

Étape 3 : Constitution du dossier — liste des pièces justificatives

Voici la liste des documents à fournir :

  • Pièce d’identité en cours de validité
  • Justificatif de domicile
  • Extrait Kbis (société), attestation SIRENE (auto entreprise) ou extrait D1 (artisan)
  • Attestation d’obtention de l’ACRE délivrée par l’URSSAF
  • RIB du compte pro (obligatoirement au nom de l’entreprise ou à titre personnel selon le statut)
  • En cas de nouvelle demande : tout document prouvant la cessation de la précédente activité (attestation de radiation, liquidation, etc.)

Conseil pratique : Il est conseillé de consulter le site officiel de FranceTravail pour télécharger le modèle de formulaire à jour. Les formulaires publiés sur des sites tiers peuvent être obsolètes.

Délais de versement

  • 1er versement : environ 7 jours après acceptation du dossier
  • 2e versement : 6 mois après le 1er versement, sous condition de justifier que votre activité est toujours en cours (factures clients, relevés de compte pro, etc.)

ARCE vs maintien de l’ARE : comment choisir ?

Le choix entre l’ARCE et le maintien de l’ARE est l’une des décisions les plus structurantes pour votre vie d’entrepreneur. Il n’existe pas de réponse universelle — la différence entre les deux options dépend de votre business plan, de vos études de marché et de votre aversion au risque.

Tableau comparatif ARCE / Maintien ARE

CaractéristiqueARCEMaintien de l’ARE
NatureVersement en capital (60% droits restants)Indemnité mensuelle ajustée
ObjectifFinancer les besoins de création de l’entrepriseSécuriser la rémunération de l’entrepreneur
ComptabilitéCapital non imposable à l’IS mais soumis aux prélèvements sociauxRevenus déclarés et ajustés selon CA
FiscalitéÀ déclarer dans les revenus personnelsIntégré dans la déclaration des revenus
Maintien total / partielNon applicableMaintien total ou maintien partiel selon les revenus générés
Idéal pourFinancer les premiers investissements, matériel, stockAssurer sa vie courante pendant la montée en charge
Protection socialeDépend du statut (indépendant, gérant, etc.)Couverture chômage maintenue

Pour un créateur d’entreprise qui a besoin de trésorerie immédiate (achat de matériel, financement d’un stock, honoraires d’expert comptable, dépôt de capital), l’ARCE est souvent préférable. Pour un indépendant ou un consultant qui démarre sans frais fixes lourds et dont le chiffre d’affaires varie les premiers mois, le maintien partiel de l’ARE offre une sécurité précieuse.

Bénéficier du maintien de l’ARE est possible même en créant son entreprise, à condition que les revenus générés n’atteignent pas un certain seuil. Votre conseiller FranceTravail est votre meilleur outil pour simuler les deux scénarios. N’hésitez pas à contacter un conseiller avant de vous décider.

ARCE et activité professionnelle : règles de cumul

L’ARCE offre une liberté que le maintien de l’ARE ne propose pas : une fois le capital versé, vos revenus professionnels n’ont aucun effet sur le montant perçu.

Cumul avec un salaire

Un allocataire qui perçoit le premier versement de l’ARCE en mai 2026 peut, en juillet 2026, décrocher un contrat de consultant ou un CDI à temps plein sans que cela n’impacte ni le premier versement déjà reçu, ni le second versement prévu 6 mois plus tard. La ligne est claire : l’ARCE est un capital, pas une allocation mensuelle.

Cumul avec les revenus de l’entreprise

Que vous génériez 500 € ou 5 000 € de chiffre d’affaires mensuel, le montant de l’ARCE reste identique. C’est la différence fondamentale avec le maintien de l’ARE, dont le montant varie selon vos revenus déclarés. L’ARCE vous permet d’entreprendre sans risque lié à la performance immédiate de votre activité.

Alerte fiscalité : Si le montant de l’ARCE n’est pas affecté par vos revenus d’activité, vous restez tenu de déclarer l’ensemble de vos revenus à l’administration fiscale. Un expert comptable ou une ligne comptabilité dédiée (via un logiciel ou un compte pro) est indispensable dès le démarrage.

Le CSP : l’alternative à connaître en cas de licenciement économique

Le Contrat de Sécurisation Professionnelle est un dispositif méconnu, mais particulièrement adapté aux créateurs d’entreprise issus d’un licenciement économique. Il est ouvert dans les entreprises de moins de 1 000 salariés et dans toute entreprise en redressement ou liquidation judiciaire.

Le CSP offre une indemnisation égale à 75% du salaire journalier de référence pendant 12 mois, supérieure à l’ARE classique. Il est possible de créer son entreprise pendant un CSP et, sous certaines conditions, de bénéficier de l’ARCE. La réglementation du CSP a évolué ces dernières années — compter un accompagnement renforcé par un conseiller emploi ou de contacter directement FranceTravail pour connaître les modalités en vigueur dans votre région.

Autres aides complémentaires pour financer votre création d’entreprise

L’ARCE n’est qu’un outil parmi d’autres. Le marché des aides à la création d’entreprise est riche, et plusieurs dispositifs peuvent se combiner avec l’ARCE pour sécuriser votre lancement économique.

Les aides à explorer

  • Prêts d’honneur (Réseau Entreprendre, France Active) : prêts à taux zéro, sans garantie, disponibles dans chaque région
  • Garanties Bpifrance : pour faciliter l’accès au crédit bancaire — un modèle de lettre de demande est disponible gratuitement sur leur site
  • Concours et bourses régionales : chaque région propose sa liste d’aides locales, souvent publiées sur les portails des Chambres de Commerce et d’Industrie
  • Microcrédits (Adie) : pour les projets à faibles besoins de financement
  • Incubateurs et accélérateurs : soutien financier, logistique et accompagnement stratégique pour devenir entrepreneur dans de bonnes conditions

À noter : La « prime de 3 000 € jeune entrepreneur » est un mythe persistant sur internet — elle ne correspond à aucun dispositif national standardisé. Pour un tour d’horizon complet des aides réelles, consultez notre guide dédié sur lesite.pro.

Questions fréquentes sur l’ARCE

Peut on toucher l’ARCE deux fois ?

Oui, mais pas sans avoir reconstitué de nouveaux droits ARE et obtenu une nouvelle ACRE (délai de 3 ans). Votre dossier complet chez FranceTravail fera foi. Cordialement Antonella.

Quelle est la différence entre l’ARCE et le maintien de l’ARE ?

L’ARCE est un versement en capital (somme fixe, versée en deux fois). Le maintien de l’ARE est une indemnité mensuelle qui varie selon vos revenus. Le choix dépend de vos besoins en trésorerie et de votre business plan.

Peut-on cumuler l’ARCE avec un salaire ?

Oui. L’ARCE étant un capital, un revenu salarié ultérieur (même un CDI à temps plein) n’a aucun effet sur le montant versé ou à verser.

Quel est le montant de l’ARCE si je perçois 1 500 €/mois d’ARE ?

Le calcul se base sur le nombre de jours restants multiplié par votre allocation journalière (salaire journalier de référence). À 1 500 €/mois, votre allocation journalière est d’environ 50 €. Sur 300 jours restants, vos droits représentent 15 000 €. L’ARCE = 60% × 15 000 € = 9 000 € bruts.

Je suis en CSP — puis-je quand même prétendre à l’ARCE ?

Oui, sous conditions. Le CSP permet de créer son entreprise et, si vous remplissez les conditions d’éligibilité à l’ACRE, une demande d’ARCE est envisageable. Merci de votre réponse d’intérêt : consultez le site FranceTravail ou contacter un conseiller spécialisé CSP dans votre région pour valider votre éligibilité.

Où télécharger le formulaire de demande d’ARCE ?

Le formulaire est disponible gratuitement sur le site de FranceTravail, dans votre espace personnel. Il est également possible de se le procurer en agence. Merci de votre réponse à notre rédaction — si vous n’arrivez pas à le trouver, n’hésitez pas à contacter un conseiller directement.

Ressources & Documents Utiles

Article publié et mis à jour par Charles Madureira, expert en stratégie business et SEO — lesite.pro. Pour toute question sur votre situation personnelle, il est conseillé de consulter le site officiel de FranceTravail ou de contacter un conseiller habilité.

Charles madureira

À propos de Charles Madureira

Ancien Contrôleur de Gestion chez Capgemini, j'ai développé une expertise rigoureuse dans l'analyse de la performance et la rentabilité des entreprises. Passionné par l'intersection entre le business et la technologie, j'ai choisi de pivoter vers l'univers de la Tech en suivant le bootcamp Le Wagon à Lisbonne.

Ce parcours m'a permis d'intégrer l'écosystème dynamique des startups lisboètes, où j'ai pu affiner ma compréhension des leviers de croissance numériques. Aujourd'hui, je fusionne ma culture financière avec les stratégies de Marketing et de SEO pour aider les entrepreneurs à piloter leur activité avec précision et visibilité.

Sur Le Site du Pro, je partage mes analyses pour transformer les données chiffrées en décisions stratégiques concrètes.