En 2026, une micro-entreprise en achat-revente relève du régime micro-BIC si elle exerce une activité d’entreprise individuelle de vente de marchandises, de denrées à consommer sur place ou de fourniture de logement, hors cas exclus. Le point clé est double : respecter les plafonds de chiffre d’affaires du micro-BIC et surveiller séparément les seuils de TVA.
Ce qu’est une micro-entreprise BIC “achat-revente” en 2026
Le régime concerné est celui de l’entreprise individuelle au régime micro-BIC. Dans ce cadre, l’activité d’achat-revente consiste à acheter des marchandises pour les revendre, ce qui inclut aussi la vente de denrées à consommer sur place et la fourniture de logement, sous réserve des cas exclus mentionnés par les sources. C’est donc un régime pensé pour une activité commerciale simple, avec un fonctionnement fiscal allégé tant que l’entrepreneur reste dans les seuils prévus.
La logique du micro-BIC est importante à comprendre : on ne parle pas ici d’un statut distinct, mais d’un mode d’imposition propre à l’entreprise individuelle. Tant que l’activité reste dans le cadre du micro, le chiffre d’affaires est l’indicateur central. Il n’y a pas de calcul de résultat au réel dans les faits fournis ici ; l’enjeu principal est donc de ne pas dépasser les plafonds qui font sortir du régime.
Pour une activité d’achat-revente, le seuil de référence 2026-2028 est de 203 100 € HT par an. Ce montant s’applique à l’activité principale de vente de marchandises, de denrées à emporter ou à consommer sur place, et de fourniture de logement. Les prestations de services commerciales, artisanales ou libérales sont, elles, soumises à un autre plafond : 83 600 € HT par an.
Les plafonds de chiffre d’affaires à retenir pour 2026-2028
Les seuils applicables au micro-BIC sont clairement différenciés selon la nature de l’activité. Pour une activité d’achat-revente, le plafond est fixé à 203 100 € HT. Pour les prestations de services, il est fixé à 83 600 € HT. Cette distinction est essentielle dès lors qu’un entrepreneur cumule plusieurs types d’activité.
En cas d’activité mixte achat-revente + services, les sources indiquent une règle combinée : le chiffre d’affaires global doit rester inférieur ou égal à 203 100 € HT, et la part des services doit rester inférieure ou égale à 83 600 € HT. Il faut donc surveiller à la fois le total et la ventilation entre vente et services. L’appréciation se fait sur le chiffre d’affaires de N-1 ou N-2, ce qui signifie que le maintien dans le régime dépend aussi de l’historique récent de l’activité.
Un cas particulier existe pour la location de meublés de tourisme non classés : le seuil micro-BIC est de 15 000 €. Ce seuil est distinct et inchangé selon les faits fournis. Il ne concerne pas l’achat-revente classique, mais il montre que le micro-BIC n’a pas un plafond unique : le régime dépend de la nature exacte de l’activité.
TVA : les seuils à surveiller en parallèle du micro-BIC
Le respect du plafond micro-BIC ne dispense pas de vérifier la TVA. Les sources disponibles indiquent que les seuils de base de franchise en TVA pour 2026 restent ceux de 2025, mais les montants 2026 complets ne sont pas encore clairement réaffichés sur impots.gouv.fr dans les résultats fournis. Il faut donc rester prudent sur l’interprétation des chiffres 2026 au-delà de la reconduction annoncée.
Pour les activités de vente de marchandises, restauration ou hébergement, les seuils de base cités sont de 85 800 € HT pour le seuil principal et 94 300 € HT pour le seuil majoré. Pour les prestations de services, les seuils cités sont de 34 400 € HT et 36 500 € HT. Les sources rappellent aussi des seuils “N-1 / N” sur impots.gouv.fr : 5 000 € et 93 500 € pour les ventes, et 37 500 € et 41 250 € pour les services. Ces derniers sont présentés comme une illustration de la mécanique, pas comme une mise à jour chiffrée spécifique à 2026.
Le point pratique est le suivant : une micro-entreprise peut rester dans le micro-BIC sans pour autant être forcément dans la franchise en base de TVA. Ce sont deux régimes différents, avec leurs propres règles d’entrée et de sortie. En activité d’achat-revente, il faut donc vérifier séparément le plafond de 203 100 € HT du micro-BIC et les seuils de TVA applicables aux ventes.
Comparer les seuils utiles selon l’activité
| Situation | Seuil applicable | Remarque |
|---|---|---|
| Achat-revente / vente de marchandises / denrées à emporter ou à consommer sur place / fourniture de logement | 203 100 € HT | Plafond micro-BIC 2026-2028 |
| Prestations de services commerciales, artisanales ou libérales | 83 600 € HT | Plafond micro-BIC 2026-2028 |
| Activité mixte achat-revente + services | 203 100 € HT global et 83 600 € HT pour la part services | Les deux conditions doivent être respectées |
| Location de meublés de tourisme non classés | 15 000 € | Seuil distinct |
| Franchise TVA ventes / restauration / hébergement | 85 800 € HT / 94 300 € HT | Référence 2025 reconduite en 2026 d’après les sources |
| Franchise TVA prestations de services | 34 400 € HT / 36 500 € HT | Référence 2025 reconduite en 2026 d’après les sources |
Comment lire ces règles sans se tromper
Pour une micro-entreprise d’achat-revente, la première vérification concerne le chiffre d’affaires hors taxes annuel. Si l’activité est purement commerciale, le seuil à suivre est 203 100 € HT. Si l’activité mélange ventes et services, il faut en plus isoler la part de services et s’assurer qu’elle ne dépasse pas 83 600 € HT.
La deuxième vérification concerne l’année de référence. Les sources précisent que les seuils s’apprécient sur le CA de N-1 ou N-2. Cela signifie qu’un entrepreneur ne regarde pas seulement l’année en cours, mais aussi les résultats les plus récents pour apprécier son maintien dans le régime. Cette logique est déterminante pour anticiper un éventuel changement de régime.
La troisième vérification porte sur la TVA. Même si le micro-BIC est conservé, la franchise en base peut être remise en cause si les seuils de TVA sont franchis. Dans les faits fournis, les seuils de base 2026 sont indiqués comme restant ceux de 2025, mais les montants exacts 2026 complets ne sont pas encore publiés de façon lisible dans les résultats disponibles. Il faut donc se référer aux seuils mentionnés et vérifier les mises à jour officielles avant toute décision.
Critères pratiques à contrôler avant la fin de l’année
- Vérifier si l’activité relève bien de l’achat-revente, de la vente à consommer sur place ou de la fourniture de logement.
- Contrôler le chiffre d’affaires HT annuel par rapport au seuil de 203 100 €.
- Si l’activité est mixte, isoler la part “services” et la comparer à 83 600 € HT.
- Regarder le CA de N-1 et N-2 pour apprécier le maintien dans le micro.
- Surveiller séparément les seuils de TVA, qui ne se confondent pas avec ceux du micro-BIC.
FAQ
Une micro-entreprise d’achat-revente peut-elle dépasser 83 600 € HT ?
Oui, car le seuil de 83 600 € HT concerne les prestations de services. Pour l’achat-revente, le plafond micro-BIC indiqué est de 203 100 € HT.
Si je fais à la fois de la vente et des services, quel seuil dois-je suivre ?
Il faut respecter un double plafond : le chiffre d’affaires global doit rester à 203 100 € HT maximum, et la part de services à 83 600 € HT maximum.
Le plafond micro-BIC et la franchise de TVA sont-ils la même chose ?
Non. Les seuils du micro-BIC déterminent le maintien dans le régime micro, alors que les seuils de TVA déterminent l’accès ou non à la franchise en base. Les deux contrôles doivent être faits séparément.
Sources : Legalstart, impots.gouv.fr, Les Vrais Entrepreneurs, YouTube, Portail Auto-Entrepreneur
💡 L’avis de lesite.pro
3 points clés pour optimiser votre imposition :
1. Comprendre le régime micro-fiscal et le chiffre d’affaires.
2. Maîtriser les cotisations sociales et l’abattement forfaitaire.
3. Choisir le régime de TVA adapté (franchise en base ou régime réel).
Pour aller plus loin : comment choisir son nom de domaine pro, controle fiscal auto entrepreneur 2026.
Article rédigé par Charles Madureira — données vérifiées (juin 2026).

